Compte-rendu de la réunion du 18 janvier 2016

Lieu : Maison des cultures bretonnes à Saint-Brieuc

Ouverture de séance par Patrice Verdure, président de l’association.
Une trentaine de personnes sont présentes.

1) Rappel du contexte pour les nouvelles personnes présentes.
En 2028, une ville de France se verra attribuer, pour un an, le titre de Capitale européenne de la culture (CEC). L’association Saint-Brieuc Côtes d’Armor 2028 a été créée le 17 novembre dernier pour préparer la candidature de Saint-Brieuc et des Côtes d’Armor. Cette association ne sera pas la structure juridique « maître d’œuvre » si le projet est retenu pour représenter la France.
Dépôt des candidatures en 2021. Nomination de la ville en 2023.

Le projet suscite diverses réactions, tant positives (beau projet) que négatives (irréaliste).

Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est la notion européenne du projet. Une bonne part de ce qui sera fait en 2028 doit être en relation avec les autres pays d’Europe.

Il faut travailler autour d’un thème : un territoire à dominance rurale, pas très riche, avec de petites villes, peu d’industries. Mais un territoire reconnu comme le 6è département le plus culturel de France ? Un Astérix de la culture ?

2) Faire adhérer à la démarche le maximum d’acteurs culturels, sociaux, associatifs, touristiques, économiques, éducatifs, politiques, citoyens : un mouvement soutenu par des centaines ou milliers de personnes aura du poids. + Faire parler de nous dans les médias.

> Actions proposées :
– Organiser des réunions dans chacun des six pays du département pour mobiliser des personnes ressources (création d’un comité dans chaque pays ?) et informer la population.
Un noyau de collectif est en germe à Paimpol.
Le Centre de découverte du son à Cavan se propose pour accueillir des réunions.

– Créer une exposition (au musée ?) expliquant ce qu’est une CEC. Y intégrer quelques exemples comme Lille, Marseille, Mons, San Sebastian… (programmation incluse). Il faut imaginer ce que cela pourrait être dans 12 ans. Avoir ce moteur. Etre dès maintenant dans ce mouvement de création.

– Rédiger un flyer expliquant notre « utopie-réaliste ».

– Etre présent sur les festivals (stand ?) et autres manifestations culturelles.

– Proposer à chaque personne qui va au spectacle d’adhérer à la démarche ? (collaboration avec les salles du département) ?

– Avoir une page dans Côtes d’Armor Magazine ?

– Une action forte : créer un label « Saint-Brieuc Côtes d’Armor 2028 » et labelliser des événements (dès 2016 ?). Ces événements communiqueraient sur le label dans le cadre de leur promotion. Il faut définir un cahier des charges permettant l’obtention du label. Le lien avec d’autres pays d’Europe est essentiel (exemple : une exposition invitant des artistes européens).
En Côtes d’Armor, il y a plus de 5 000 manifestations culturelles par an (info du Cri de l’Ormeau). Cette richesse est à valoriser.

– Créer un comité de parrainage, avec des personnalités, d’origine costarmoricaine ou bretonne qui cautionneraient moralement la démarche (Erik Orsenna, Christophe Honoré, Mona Ozouf, François Pinault, Marylise Lebranchu, Brigitte Fontaine, Yann Arthus-Bertrand, Albert Dupontel, Marion Cotillard, Jean-Marie Le Clézio…). >Trop tôt.

3) Etre en contact avec l’Europe

– Se déplacer dans les CEC (passées, présentes et futures).

A noter : La ville de San Sebastian (Espagne) est CEC en 2016. Patrice Verdure s’y rend, du 21 au 24 janvier, pour rencontrer divers interlocuteurs.

– Faire venir chez nous des intervenants pouvant partager leur expérience.
A noter : Patrice Verdure a rencontré la Costarmoricaine Michelle Brieuc, qui a travaillé sur le dossier de candidature de la ville de Bordeaux (pour l’année 2013).

– Dispositif Erasmus+ : ce programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport peut être une piste intéressante pour développer des partenariats avec des pays européens : www.erasmusplus.fr. Il y a un programme concernant la culture. L’agence qui gère les financements pour la France est à Bordeaux (www.agence-erasmus.fr).

Sylvie Le Moël, qui a monté le projet Aristote de la MJC du Plateau, va transmettre des éléments à Patrice Verdure (qui fera suivre).

– Lister les échanges et partenariats européens existants en Côtes d’Armor. Jumelages, coopérations, opérations Erasmus+… > Contacter le service GuidEurope du Conseil départemental.

– Rencontrer Alain Cadec, Président du Conseil départemental et Député européen.

4) Trouver des financements privés et publics
Des financements pour l’association de 2015 à 2021 (déplacements, accueil de personnes référentes, fonctionnement…) et des financements pour le budget de 2028 (événements et équipements).

Trouver des fonds privés (entreprises partenaires et mécènes, financement collaboratif de particuliers, création d’une fondation ou d’un fonds de dotation) et publics (locaux, nationaux et européens).

Une idée : avoir un expert-comptable et juridique comme premier mécène, dont la contribution serait de monter le dossier d’habilitation fiscale pour être mécénable.

5) La question du territoire

En 2028, le département des Côtes d’Armor existera-t-il encore ? > Ceci n’est pas un problème.

Englober toute la Bretagne dans la démarche ? > Pas forcément pertinent car la Bretagne est déjà identifiée comme une terre culturelle alors que nous, les Côtes d’Armor, avons besoin de corriger une mauvaise image.

Une ville du Nord (Lille) et du Sud (Marseille) ont été CEC. La prochaine = une ville de l’Ouest ?

6) Etablir une méthode de travail contributive et collaborative

Comment fonctionner ensemble ? Soit on part de zéro, soit on profite de l’expérience de villes s’étant confrontées à la démarche.

Créer un comité de pilotage (4 à 5 personnes qui assistent à toutes les réunions) et des commissions qui travaillent sur des thématiques précises (fiscalité, communication, création de l’exposition, Europe…) ? Organiser aussi des réunions plénières.
Mettre en place un dispositif qui permette aux gens de faire émerger leurs idées.

A noter : il existe un site internet qui permet un travail collaboratif (voir Romain Sponnagel).

Organiser un colloque avec des intervenants, créer un « événement de pensée ». Chaque trimestre ? Etre ambitieux et innovant !

Créer un rdv régulier : tous les 1ers lundis du mois ? Ou autres ?

Idée : recruter un stagiaire d’une université européenne dans le cadre du dispositif Erasmus ? Envoyer des adultes dans le cadre d’Erasmus+ qui feraient le tour des villes ayant été CEC ? Avoir recours au Service volontaire européen ?

Clôture de séance. Une nouvelle date de réunion sera fixée après le retour de Patrice de San Sebastian.

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