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Compte-rendu de la réunion du 18 janvier 2016

Lieu : Maison des cultures bretonnes à Saint-Brieuc

Ouverture de séance par Patrice Verdure, président de l’association.
Une trentaine de personnes sont présentes.

1) Rappel du contexte pour les nouvelles personnes présentes.
En 2028, une ville de France se verra attribuer, pour un an, le titre de Capitale européenne de la culture (CEC). L’association Saint-Brieuc Côtes d’Armor 2028 a été créée le 17 novembre dernier pour préparer la candidature de Saint-Brieuc et des Côtes d’Armor. Cette association ne sera pas la structure juridique « maître d’œuvre » si le projet est retenu pour représenter la France.
Dépôt des candidatures en 2021. Nomination de la ville en 2023.

Le projet suscite diverses réactions, tant positives (beau projet) que négatives (irréaliste).

Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est la notion européenne du projet. Une bonne part de ce qui sera fait en 2028 doit être en relation avec les autres pays d’Europe.

Il faut travailler autour d’un thème : un territoire à dominance rurale, pas très riche, avec de petites villes, peu d’industries. Mais un territoire reconnu comme le 6è département le plus culturel de France ? Un Astérix de la culture ?

2) Faire adhérer à la démarche le maximum d’acteurs culturels, sociaux, associatifs, touristiques, économiques, éducatifs, politiques, citoyens : un mouvement soutenu par des centaines ou milliers de personnes aura du poids. + Faire parler de nous dans les médias.

> Actions proposées :
– Organiser des réunions dans chacun des six pays du département pour mobiliser des personnes ressources (création d’un comité dans chaque pays ?) et informer la population.
Un noyau de collectif est en germe à Paimpol.
Le Centre de découverte du son à Cavan se propose pour accueillir des réunions.

– Créer une exposition (au musée ?) expliquant ce qu’est une CEC. Y intégrer quelques exemples comme Lille, Marseille, Mons, San Sebastian… (programmation incluse). Il faut imaginer ce que cela pourrait être dans 12 ans. Avoir ce moteur. Etre dès maintenant dans ce mouvement de création.

– Rédiger un flyer expliquant notre « utopie-réaliste ».

– Etre présent sur les festivals (stand ?) et autres manifestations culturelles.

– Proposer à chaque personne qui va au spectacle d’adhérer à la démarche ? (collaboration avec les salles du département) ?

– Avoir une page dans Côtes d’Armor Magazine ?

– Une action forte : créer un label « Saint-Brieuc Côtes d’Armor 2028 » et labelliser des événements (dès 2016 ?). Ces événements communiqueraient sur le label dans le cadre de leur promotion. Il faut définir un cahier des charges permettant l’obtention du label. Le lien avec d’autres pays d’Europe est essentiel (exemple : une exposition invitant des artistes européens).
En Côtes d’Armor, il y a plus de 5 000 manifestations culturelles par an (info du Cri de l’Ormeau). Cette richesse est à valoriser.

– Créer un comité de parrainage, avec des personnalités, d’origine costarmoricaine ou bretonne qui cautionneraient moralement la démarche (Erik Orsenna, Christophe Honoré, Mona Ozouf, François Pinault, Marylise Lebranchu, Brigitte Fontaine, Yann Arthus-Bertrand, Albert Dupontel, Marion Cotillard, Jean-Marie Le Clézio…). >Trop tôt.

3) Etre en contact avec l’Europe

– Se déplacer dans les CEC (passées, présentes et futures).

A noter : La ville de San Sebastian (Espagne) est CEC en 2016. Patrice Verdure s’y rend, du 21 au 24 janvier, pour rencontrer divers interlocuteurs.

– Faire venir chez nous des intervenants pouvant partager leur expérience.
A noter : Patrice Verdure a rencontré la Costarmoricaine Michelle Brieuc, qui a travaillé sur le dossier de candidature de la ville de Bordeaux (pour l’année 2013).

– Dispositif Erasmus+ : ce programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport peut être une piste intéressante pour développer des partenariats avec des pays européens : www.erasmusplus.fr. Il y a un programme concernant la culture. L’agence qui gère les financements pour la France est à Bordeaux (www.agence-erasmus.fr).

Sylvie Le Moël, qui a monté le projet Aristote de la MJC du Plateau, va transmettre des éléments à Patrice Verdure (qui fera suivre).

– Lister les échanges et partenariats européens existants en Côtes d’Armor. Jumelages, coopérations, opérations Erasmus+… > Contacter le service GuidEurope du Conseil départemental.

– Rencontrer Alain Cadec, Président du Conseil départemental et Député européen.

4) Trouver des financements privés et publics
Des financements pour l’association de 2015 à 2021 (déplacements, accueil de personnes référentes, fonctionnement…) et des financements pour le budget de 2028 (événements et équipements).

Trouver des fonds privés (entreprises partenaires et mécènes, financement collaboratif de particuliers, création d’une fondation ou d’un fonds de dotation) et publics (locaux, nationaux et européens).

Une idée : avoir un expert-comptable et juridique comme premier mécène, dont la contribution serait de monter le dossier d’habilitation fiscale pour être mécénable.

5) La question du territoire

En 2028, le département des Côtes d’Armor existera-t-il encore ? > Ceci n’est pas un problème.

Englober toute la Bretagne dans la démarche ? > Pas forcément pertinent car la Bretagne est déjà identifiée comme une terre culturelle alors que nous, les Côtes d’Armor, avons besoin de corriger une mauvaise image.

Une ville du Nord (Lille) et du Sud (Marseille) ont été CEC. La prochaine = une ville de l’Ouest ?

6) Etablir une méthode de travail contributive et collaborative

Comment fonctionner ensemble ? Soit on part de zéro, soit on profite de l’expérience de villes s’étant confrontées à la démarche.

Créer un comité de pilotage (4 à 5 personnes qui assistent à toutes les réunions) et des commissions qui travaillent sur des thématiques précises (fiscalité, communication, création de l’exposition, Europe…) ? Organiser aussi des réunions plénières.
Mettre en place un dispositif qui permette aux gens de faire émerger leurs idées.

A noter : il existe un site internet qui permet un travail collaboratif (voir Romain Sponnagel).

Organiser un colloque avec des intervenants, créer un « événement de pensée ». Chaque trimestre ? Etre ambitieux et innovant !

Créer un rdv régulier : tous les 1ers lundis du mois ? Ou autres ?

Idée : recruter un stagiaire d’une université européenne dans le cadre du dispositif Erasmus ? Envoyer des adultes dans le cadre d’Erasmus+ qui feraient le tour des villes ayant été CEC ? Avoir recours au Service volontaire européen ?

Clôture de séance. Une nouvelle date de réunion sera fixée après le retour de Patrice de San Sebastian.

San Sebastian Donostia 2016 : sommaire de l’année

Budget : 48 millions d’Euros
En vert : en relation avec l’Europe

+++ Inauguration : 20 au 24 janvier

+++ Phares : 3 phares thématiques sur lesquels est construite la programmation de DSS2016

     Phare de la Paix
Théâtre Forum : Et toi ?
           Artiviste embarquée : une artiste activiste sur les droits de l’homme, civils et environnementaux
           Ehunberri : espaces et rencontres pour un nouveau tissu social
           Dance 2gether : expérience chorégraphique en lycée
           Défis : conférences et débats sur les préoccupations du XXIè siècle
           Baitara baita : dialogues interreligieux
           Bandes désirées : la mémoire de notre passé récent en dessins
           Stop War Festibala : festival de musique en faveur de la paix
           Dans les sables : échanges artistes basques et sahraouis
           L’Europe du cinéma et des droits de l’homme : festival habituel complété par une
rencontre internationale
           Traité de paix : parcours à travers les représentations de la paix dans l’histoire de l’art, expo…
           Sans adieu : expression collective de mémoire par musique et textes
           Le mile de la paix : un parcours le long de la rivière pour réfléchir à la guerre et la paix
           Des murs qui parlent : 5 murs peints deviennent des espaces scéniques
           Gabon, Txirrita : pièce de théâtre sur 3 noms essentiels de la tradition basque
           Sans lieux, sans temps : expo sur des institutions d’enfermement

     Phare de la Vie
           Winter Solstice Call : installations lumineuses temporaires
           Dialogues européens : 2015-2016, forums débats sur la construction de l’Europe
           Création dans la cuisine : réinventer la gastronomie basque (ateliers, concours, publication)
           Itsasgileak : actions sur le patrimoine maritime
           Time Machine Soup : dégustation de soupes européennes à travers les âges
           DSSirez : proposition érotique
           2016 bidea : randonnées nature-culture
           On appetit : 10 chefs européens sont invités par des chefs locaux pour créer ensemble
           Hidro Logikak : activités pour approfondir le rapport avec la rivière Urumea
           Zubideak : les ponts deviennent des répliques d’importantes villes culturelles
d’Europe
           Bizhirik : projets de réflexions sur l’urbanisme de la ville
           Kooperarock : le coopérativisme expliqué par l’art
           Mugaenea : le pont entre Irun et Hendaye devient un centre culturel éphémère
           Itsasfest : festival environnement et culture
           Plaz & Play : jeux coopératifs dans la ville
           Tratos : théâtre d’après Cervantès
           Architecture : langages filmiques : conférences
           Kontukontanitz : résidences d’écrivains avec des personnes handicapées
           Feministaldia : festival de culture féministe (11è édition)

     Phare de la Voix
           Music Box Festibala : 12 concerts dans des espaces urbains différents
           Other words : circuit européen de résidences d’écrivains dans des langues rares
           Constellations Gaur : expo d’art contemporain du groupe Gaur
           Lectures 2016 : 366 livres recommandés par libraires et bibliothécaires
           Rekording : la mémoire des habitants
           Le géant d’Altzo : opéra marionnettique
           Prime time : le prime time TV sur les valeurs et la culture européenne
           Emusik : festival européen des écoles de musique (6è édition)
           Réveiller le son : la musique contemporaine et les enfants
           Olatu talka : festival de la créativité citoyenne
           World puppet festival : festival mondial de marionnettes (après Australie et Chine)
           Zapart : expo de BD dans la rue
           Songe d’une nuit d’été : spectacle, hommage à Shakespeare (400è anniversaire de la
mort)
           Itzultzaile : traduction des littératures en basque
           Soudain l’Europe : rencontre européenne du chant improvisé
           Corale : manifestations sur les chœurs
           Rencontre internationale des étudiants en cinéma : rdv habituel consolidé
           Kalebegiak : film de 12 courts-métrages sur San Sebastian
           Nouveaux horizons : projets audiovisuels innovants et expérimentaux
           Street tARTar : cultures urbaines
           Nouvelles dramaturgies : bourses d’écritures théâtrales
           Komisario berriak : formation de jeunes commissaires d’expositions
           Tchekhov vs Shakespeare : échanges épistolaires entre écrivains européens

+++ Quais : domaines dans lesquels favoriser le développement de la ville
           Pagadi : art contemporain
                      > Fontaines : d’anciennes fontaines de quartiers réunies dans un espace (Phare de la Vie)
                      > LaPublika : activités comment les pratiques artistiques construisent une sphère publique (Phare de la Vie)
                      > Résidences de recherche artistique : soutien à des projets qui intègrent société et art (Phare de la Voix)
                      > Anarchivo sida : manifestations sur le SIDA (Phare de la Vie)
                      > Observatoire de l’écoute

           Bestelab : participation citoyenne
                      > Hibrilaldiak : rencontres entre professionnels et habitants pour répondre à leurs désirs sociaux (Phare de la Vie)
                      > WhatsART : les jeunes et l’art pour changer la vie (Phare de la Vie)
                      > Herri zahar : le rôle de la femme dans les traditions locales (Phare de la Paix)
                      > Proiektuien azoka, (k)idea : créer et améliorer des projets d’implication sociale (Phare de la Vie)
                      > Break a leg : présence scénique de handicapés
                      > Irrizetak : écriture de scénarios humoristiques sur la santé

           Hazitegiak : médiation population / artistes
                      > Mugalariak : rencontres en phase de création artistique avec la population (Phare de la Voix)
                      > Kimu : formation pour artistes de spectacle pour jeune public (Phare de la Voix)
                      > Labore : résidences d’artistes dans les musées (Phare de la Voix)
                      > Aller-retour : échanges d’artistes avec Wroclaw, depuis 3 ans (Phare de la Voix)
                      > Corners of Europe : plateforme de projets de collaboration d’artistes pluridisciplinaires européens (Phare de la Vie)

           284+ : langues autochtones en Europe
                      > Codefest : école d’été pour apprendre les langues minoritaires avec les technologies numériques (Phare de la Vie)
                      > Sommet européen de la diversité linguistique
                      > EUSkarriak : sur la diversité linguistique en Europe (Phare de la Voix)
                      > In varietate Concordia : des ponts entre 11 langues maternelles de San Sebastian (Phare de la Voix)
                      > Hitzargiak : mise en valeur de l’usage des langues minoritaires d’Europe

           Hirikia : les TIC au service des habitants
                      > Hirikilabs : ateliers technologie numérique (Phare de la Vie)
                      > HorKonpon : ateliers de réparation d’électroménager
                      > Interprest : interprétariat par technologie sans fil (Phare de la Voix)
                      > Ping : le réseau guifi.net à San Sebastian
                      > Talkamara : application représentant sur une carte les espaces et événements (Phare de la Voix)
                      > Behagunea : le suivi numérique de la culture de la Capitale (Phare de la Voix)
                      > Insert change : jeu vidéo sur les droits de l’homme (Phare de la Paix)
                      > Euroku : jeu-test sur portable de connaissances sur l’Europe (Phare de la Vie)
                      > Ondarebideak : portail web de patrimoine numérique culturel
                      > Ohar eleanitzak : guide smartphone sur les expos de l’année, par QR code
                      > Donostiapedia : San Sebastian ville Wikipedia (Phare de la Voix)
                      > Codefest  

+++ Ambassades : pour sillonner la grande mosaïque culturelle qu’est l’Europe
           > Europa transit : un car va dans 10 villes d’Europe théâtres de conflits > documentaires (Phare de la Paix)
           > Biziz : 5 expéditions conduites par des vélos sillonnent l’Europe pour découvrir les différents modes de vie (Phare de la Vie). Pourrait peut-être passer par St-Brieuc
           > Tosta : échanges culturels avec 8 communautés linguistiques minoritaires (Phare de la Voix)

+++ Conversations : des projets en collaboration avec les acteurs culturels habituels du territoire
           > Conversations cosmopolites : des ponts vers l’extérieur (Wroclaw, Japon, Espagne…)
           > Cartes blanches à 3 créateurs liés à la ville
                      Esther Ferrer : artiste multidisciplinaire, La marche de la poésie
                      Anjel Lertxundi : écrivain : réflexion sur la littérature dans des langues dont l’avenir est incertain
                      Jone San Martin : chorégraphe danseuse, en collaboration avec le chorégraphe William Forsythe
           > La belle et la bête : ballet
           > Helmut Lachenmann à San Sebastian : musique
           > Sacha Waltz & guests : danse contemporaine, cie berlinoise
           > Ez doz amairu hitzez hitz : 12 chansons par un mouvement culturel d’avant-garde
           > ICMA awards ; remise des International Classical Music Awards
           > 12 points : festival irlandais de jazz européen
           > Glad is the day : festival de musique underground (2è année)
             > Heineken Jazzaldia : festival de jazz sur l’année (habituel)
           > Cinéma et conflits : festival de cinéma sur les conflits mondiaux de ces dernières décennies
           > Passion for knowledge : festival de culture scientifique (3è édition)
           > Dernier train pour Treblinka : théâtre
           > Phare du mystère : histoires paranormales de San Sebastian

+++ Vagues d’énergie
132 propositions culturelles des habitants sont choisies par un comité citoyen et subventionnées (sur 2015 et 2016 : 5 projets par mois reçoivent 2016 €, et chaque 2 mois 1 projet européen reçoit 20160 €)

Le week-end inaugural de San Sebastian – Donostia 2016, Capitale Européenne de la Culture 2016

donostia1

20-24 janvier 2016
La ville espagnole basque est co-capitale 2016 avec Wroclaw en Pologne.
San Sebastian (Donostia en basque) 2016 : 48 millions d’euros pour être Capitale Européenne de la Culture, c’est assez modeste par rapport à d’autres. Faut dire qu’ici il n’y a pas eu le besoin d’investir dans de nouveaux équipements, San Sebastian étant déjà super bien dotée en équipements culturels. Le dernier en date, la Tabakalera (manufacture de tabac désaffectée transformée en centre d’art contemporain) date de septembre 2015, était déjà prévu dans la politique culturelle de la ville, et n’est donc pas affecté au budget de l’année événementielle. Il s’agit donc de 48 millions d’actions culturelles supplémentaires par rapport à une année normale. L’idée principale de Donostia était de ne plus apparaître comme capitale européenne du terrorisme. L’ETA avait effectivement beaucoup ensanglanté San Sebastian pendant des années. Belle coïncidence : quatre mois après la désignation en 2011 de San Sebastian comme CEC2016, l’ETA annonçait la cessation définitive de sa lutte armée. Le militantisme violent de la cause basque allait céder la place à un militantisme politique et culturel. Le maire actuel est un autonomiste pacifiste. Il est signifiant de voir que tout le monde parle basque : les discours de tous les officiels étaient d’abord dits en basque avant le castillan. Le thème de DSS2016 était donc tout trouvé : Vivre ensemble. Et en 2016 Donostia invite l’Europe et le Monde à être témoin de cette harmonie, et même à la vivre avec. L’idée première n’était donc pas de favoriser un développement économique nouveau, même s’il est vrai que les incidences positives seront non négligeables. San Sebastian a été choisie comme CEC2016 parmi 6 candidates espagnoles pour des raisons plus politiques que culturelles. Il ne faut jamais oublier l’importance des enjeux politiques dans le choix d’une CEC.

20 au 24 janvier 2016 : on inaugure
Je trouve qu’il manque de la visibilité événementielle dans la ville, comme auraient pu l’être des installations originales ici et là (maisons folie, street art…). Bien sûr le samedi inaugural a vu pas mal de manifestations dans tous les coins, mais sinon on peut sillonner la ville sans rien remarquer. Et puis il y aura quand-même quelques centaines de manifestations tout le long l’année.

Samedi 23 janvier : L’événement inaugural
Le méga spectacle inaugural aurait coûté 660 000 euros ! J’ai du mal à le croire, et je n’ai pas trouvé à vérifier l’information. C’est le prix du symbole sur lequel est construite toute la thématique de l’année puisque le spectacle s’intitule Le pont de la coexistence. Il a été préparé par Hansel Cereza, ancien de la Fura dels Baus. Pour cette somme pharaonique on a eu droit à une sorte de son et lumière high-tech de 45 minutes, avec la participation de donostia3quelques centaines d’habitants volontaires qui chantaient la chanson du jour, et d’autres qui exécutaient quelques actions, tout ça avec une visibilité très limitée pour les quelques dizaines de milliers de spectateurs qui s’étaient amassés près de la rivière Urumea et du pont Maria Cristina. Il me semble que la déception générale est à la mesure du budget exorbitant de l’opération. Les événementiels d’Art Rock à St-Brieuc, quand ils existaient encore, étaient souvent bien plus intéressants pour moins cher !

Un autre événement de cette inauguration, plutôt bien trouvé, et qui n’a par contre donostia2sûrement presque rien coûté, et pourtant avec 6 400 participants : la Tamborrada. Utiliser une coutume locale comme élément marquant d’un événement international, bien joué ! Ce week-end correspond avec la fête annuelle de la ville, qui se célèbre le 20 janvier. Ce jour-là 6 400 habitants habillés en soldats napoléoniens ou en cuisiniers (dérision moqueuse de la population envers l’occupation française il y a 200 ans) jouent du tambour à travers la ville pendant 24 heures non-stop. Ça a eu lieu, mais en plus il leur a été demandé de remettre ça exceptionnellement pour ce samedi 23 janvier, tous ensemble réunis sur la grande plage de la Concha, sous les yeux de la foule immense. Un moment grandiose où l’aspect dérision de l’armée impériale, ou de l’armée tout court, est bien présent.

Un Briochin ambitieux au cœur de l’action
J’ai rencontré les directeurs des Capitales 2015, de Plzen (Tchéquie) et Mons (Belgique). A Plzen, l’initiative est née il y a une dizaine d’années de 6 ou 7 acteurs culturels de la ville qui ont réussi à convaincre leur maire de l’intérêt de cette démarche. En 2015 il n’y avait plus aucun des initiateurs de l’époque. A Mons, c’est une personne, Yves Vasseur, qui a été responsable jusqu’au bout, qui, il y a 10-12 ans, a soufflé l’idée au maire Elio di Rupo, qui était un maire puissant puisque également ministre. Il m’a dit que c’était très bien qu’on se lance 12 ans à l’avance, pour que le financement puisse être réparti sur toutes ces années. Ce n’est pas une association qui peut engranger des sommes sur plusieurs années pour un but éloigné, mais une fondation le peut. Il est d’accord pour venir nous rencontrer à St-Brieuc.

J’ai aussi rencontré des envoyés de presse internationale à qui j’ai parlé de notre ambitieuse idée costarmoricaine, et dont j’ai récolté les coordonnées, ce qui pourra servir : Le Monde, Télérama, Le Nouvel Obs, Le Soir (Belgique), Financial Times, une radio allemande, un Belge flamand, un Suédois…

Et puis une Rennaise. Quand je lui ai dit qu’était en train d’y naître l’idée de candidater à devenir CEC2028, sa 1ère réaction a été : St-Brieuc c’est très moche ! Quel Briochin peut encore supporter que la simple évocation du nom de sa ville provoque de telles réactions d’horreur ? Quel élu local peut ne pas mettre tout en œuvre pour interrompre le cercle vicieux de cette répulsivité ? Par exemple en entendant les idées émises par des citoyens.

Ce qui est dit généralement : d’une part la vie à St-Brieuc est agréable et l’activité culturelle de son territoire départemental est très forte, mais ça ne se sait pas vraiment et on croit que la vie y est triste et grise ; d’autre part St-Brieuc est moche, et ça se sait beaucoup. D’une part mon idée permettra de révéler à la face du monde que notre territoire est passionnant, et d’autre part le problème de la laideur de St-Brieuc peut être résolu par la démarche actuelle de la municipalité de remodeler profondément son urbanisme, et le récent projet Europan va stimuler cette évolution. Ces deux démarches (culture et urbanisme) doivent être travaillées en concomitance.

Patrice Verdure

Un reportage vidéo sur le week-end inaugural de San Sebastian 2016 par le Cri de l’Ormeau

Compte-rendu de l’AG constitutive de l’association St-Brieuc Côtes d’Armor 2028

Mardi 17 novembre 2015

Ouverture de séance par Patrice Verdure, à l’initiative du projet. Une trentaine de personnes sont présentes. Une trentaine de personnes se sont excusées de leur absence mais sont intéressées par le projet.

Patrice Verdure rappelle l’importance de la culture, à l’heure où celle-ci vient d’être la cible privilégiée d’extrémismes, lors des attentats du 13 novembre dernier à Paris.

La culture est une chose fondamentale, elle est signe d’humanisme, elle est le ciment du Monde. Il est essentiel de la maintenir et de la développer.

Patrice Verdure est le fondateur du Cri de l’Ormeau. En juin dernier, il a eu l’idée de faire de St-Brieuc et des Côtes d’Armor la Capitale européenne de la culture. Cette idée lui est venue après avoir participé aux Ateliers de la culture organisés par la Ville de St-Brieuc, où il était notamment question de l’attractivité du territoire.

En 2028, une ville de France se verra attribuer, pour un an, le titre de Capitale européenne de la culture. Ça laisse le temps. Dépôt des candidatures en 2021. Nomination de la ville en 2023.

L’idée a été présentée le 12 octobre dernier lors d’une réunion publique. Nous n’allons pas revenir dessus. L’objet de la réunion de ce soir est de créer une association et d’évoquer des plans d’actions.

Peut-être n’irons-nous pas jusqu’au bout de cette idée, mais l’envie est là : tenter cette « utopie réaliste ».

  1. Création de l’association

L’association créée aura pour objet de préparer la candidature de St-Brieuc et des Côtes d’Armor pour prétendre au titre de Capitale européenne de la culture. Elle ne sera pas la structure juridique « maître d’œuvre » si le projet est retenu pour représenter la France.

Quelques questions sont posées :
Est-il nécessaire de créer une association de type Loi 1901 ? Ne peut-on pas commencer sous la forme d’un collectif ? d’un mouvement citoyen ? d’une association de fait ? Ne faut-il pas plutôt travailler sur le projet, sur le fond, avant de créer une structure juridique ? Pourquoi créer une association si vite ?


Après quelques échanges sur ce point, Patrice Verdure rappelle son souhait de créer une structure juridique de type Loi 1901 et ce, pour plusieurs raisons :

  • avoir une existence légale et un compte en banque.
  • ne pas faire porter le projet par l’association Art Spec (Cri de l’Ormeau).
  • prétendre à des financements (fonds publics, dons, mécénat…) pour organiser des déplacements et autres frais inhérents à la mission de l’association.
  • répondre à l’appel à projets, nommé « Expérimentations », organisé par St-Brieuc Agglomération, dont la date limite de finalisation du dossier est le lundi 23 novembre 2015.
  • donner une certaine crédibilité à la démarche. On est reconnu, on peut agir.

Le principe de la création d’une association type Loi 1901 est acté. Une nouvelle assemblée générale pourrait être organisée dans trois ou quatre mois, si nécessaire, afin de procéder à d’éventuelles précisions ou modifications (statutaires ou autres).

Les points suivants sont donc votés à l’unanimité :

  • Un nom : Saint-Brieuc Côtes d’Armor 2028.
  • Un sigle : SBCDA2028.
  • Siège social : 23 rue des Promenades 22 000 St-Brieuc (locaux du Cri de l’Ormeau)
  • Objet de l’association : Préparer la candidature de « Saint-Brieuc Côtes d’Armor » pour être nommée Capitale européenne de la culture en 2028.
  • Les statuts
  • Détermination du montant initial des cotisations : 10 euros.
  • Désignation des membres du Conseil d’Administration et du Bureau initiaux :

L’Assemblée désigne, en qualité de membres du Conseil d’Administration :

Patrice Verdure, Jean-Marc Imbert, Frédérick Perrault, Fred Ghenassia, Alexandre Solacolu, Pierre-Louis Carsin, Hossein Takeh, Yvon Roussel.

Et, parmi eux, le Conseil d’Administration nomme en qualité de membres du Bureau :

Président : Patrice Verdure, journaliste. Vice-Président : Jean-Marc Imbert, directeur de service culturel. Secrétaire : Frédérick Perrault, artiste. Trésorier : Fred Ghenassia, directeur général.

  1. Pistes de réflexions, de plans d’actions

Quelles actions faut-il mener pour rendre cette utopie réaliste ?

Création de comités

Le projet est conçu autour de St-Brieuc ET des Côtes d’Armor. La spécificité de ce territoire est qu’il est bien irrigué culturellement. Il n’y a pas de dominance de St-Brieuc, à l’image de ce qu’est Rennes en Ille-et-Vilaine.

Il faudrait prochainement aller à la rencontre du territoire pour mobiliser des personnes. Faut-il créer un comité dans chacun des six Pays ? (St-Brieuc, Trégor-Goëlo, Guingamp, Centre Bretagne, Centre-Ouest Bretagne, Dinan). L’association doit-elle avoir un vice-président issu chaque pays ? Faut-il des commissions thématiques (économie, art…) ?

Aller à la rencontre de personnes ressources

A Mons, en Belgique (actuellement Capitale européenne de la culture), A Saint-Sébastien, en Espagne (Capitale européenne de la culture en 2016)…

Quelle est la place de la culture qui n’est pas inscrite dans le cadre projet ?
Ne pas faire comme Marseille en 2013 qui a fortement baissé les subventions des associations locales pour les mettre dans le projet de Capitale européenne de la culture.

Il faut faire avec les habitants, comme a fait Lille en 2004 (exemples des maisons Folie*).
* Les maisons Folie sont des établissements culturels d’un type nouveau, nées de l’énergie de Lille 2004 Capitale Européenne de la Culture .Ce sont des équipements structurants, points de rencontre entre des équipes artistiques régionales, nationales et même internationales, des associations et les habitants des quartiers concernés.

Pourquoi ne pas devenir Capitale européenne de la culture non certifiée ?

Une personne attire l’attention sur le danger d’endettement pour les équipes qui concourent à l’obtention du label. Elle ajoute que ce label est une « production commerciale, marketing, qui nourrit le monde du BTP et les rentiers de la certification ». Il serait intéressant d’organiser une soirée autour de cette thématique.

Patrice Verdure rappelle qu’il est important de prétendre au label officiel, d’avoir cette carotte pour structurer le projet – un projet qui profiterait à tout le territoire. C’est tout le chemin pour arriver à 2028 qui compte. On veut y arriver. Mais si on ne gagne pas, on aura tout de même fait beaucoup de choses.

Une autre personne propose de suivre les deux objectifs : label officiel et non officiel. L’idée plaît !

Il faut tout faire pour devenir Capitale européenne de la culture. Mais si on ne l’est pas, on s’octroie symboliquement le titre. On s’auto-proclame Capitale européenne de la culture.

Peut-être une carte à jouer = être le contre-pied du label. Comme une grosse farce. Ne pas se prendre au sérieux. Et faire parler de St-Brieuc.

Notre force étant l’existence d’un tissu associatif dense et actif, nous pourrions envisager une sorte de « OFF » et créer un label avec un nom détourné mais fortement inspiré de l’expression « St-Brieuc Côtes d’Armor, capitale européenne de la culture ». Quelque chose comme « St-Brieuc Côtes d’Armor, Capitale populaire de la culture » ou tout simplement « St-Brieuc Côtes d’Armor 2028 ».

Des évènements et projets pourraient ainsi être labellisés. Et pourquoi ne pas commencer dès 2016 ? Fonctionner par zone géographique ? Exemple : 2016 : nord du département, 2020 : centre du département… etc. Et 2028 : pour l’Europe.

Pas de contradiction entre le « faire tout de suite » et l’échéance de 2028.

  1. Personnes présentes ayant adhéré à l’association

Frédérick Perrault, Jean-Marc Imbert, Gaspard Verdure, Frédérique Girardin, Sophie Ehouarne, Chantal Mabilat-Prigent, Gaëlle Leroux, Alexandre Solacolu, Fred Ghenassia, Pierre-Louis Carsin, Hossein Takeh, Patrice Verdure, Yvon Roussel, Pierre Désaunettes, Catherine Stern, Richard Stern, Jean-Jacques Gourhan, Yohann Quilgars, Judith Le Barzic, Catherine Deotto, Perrine Morlière, Delphine Cilia, Christophe Cheneaux, Joëlle Conin, Jean-Sébastien Moizan, Régine Mary.

  1. Clôture de séance par Patrice Verdure

Beaucoup d’idées originales ont été évoquées. C’est prometteur. Une nouvelle rencontre va être organisée. Vous serez informés.

Fait à St-Brieuc, le mercredi 25 novembre 2015

Secrétaire de séance : Catherine Deotto

Signature : Patrice Verdure

Compte-rendu réunion publique du 12 octobre 2015

Idées en vrac lancées par les 80 personnes présentes

Il faut que l’idée devienne une cause qui inclut les citoyens, les acteurs culturels, sociaux, politiques, économiques, touristiques…

Lille = réussi. Implication des citoyens, exemple des maisons folies qui ont perduré et sont toujours très actives

Marseille = fait sans les citoyens, sans lien avec le territoire. A eu des conséquences négatives car les subventions des assos sont passées dans le budget CEC et certaines assos ont mis la clef sous la porte

Etre prudent ! être vigilant sur la méthode. Partir de l’existant et construire avec les gens du territoire

Acte fédérateur fort

La démarche pour y arriver sera de toute façon bénéfique

Les jeux olympiques de la culture

Ne pas construire de nouvelles salles ni forcément des musées. Plutôt réinvestir des lieux qui existent déjà (comme à Lille) pour faire sens

Il faut partir de ce que l’on est, et pas construire des choses artificielles

Thème : autour de la ruralité ? Culture déployée sur tout le département, et pas seulement sur la ville-centre

Mons = thème technologie et culture

De quelle culture parle-t-on ?

Celle de la Passerelle ou culture au sens large ?

Notre territoire manque d’ambition. C’est bien, ce projet ambitieux. SBCDA2028 pourrait être un fil conducteur dans les réflexions et actions communes (culture, tourisme…)

Financement : inventer ! crowdfunding ?

Trouver des personnes ressources à gros moyens financiers : Le Lay, Pinault ?

SBCDA2028 = une utopie réaliste

Profiter de cette utopie pour réaliser un vrai renversement de la politique culturelle. Aujourd’hui, seulement 20% de la population a accès à la culture.

1 autre projet culturel ? Une révolution culturelle ?

Faire avec les habitants, artistes, acteurs culturels (médiateurs, passeurs).

Mettre en place quelque chose qui permette une vraie rencontre

Créer un comité de parrainage (personnalités connues)

Saint-Brieuc et les Côtes d’Armor – Capitale Européenne de la Culture en 2028

Le salut des Côtes d’Armor, par rapport à son ancestrale pauvreté rurale, a d’abord été lié au cochon, qui est maintenant dans une crise calamiteuse, et dont le côté « attractif » n’est pas évident. Ici, pas beaucoup d’industries non plus. Depuis quelques décennies un autre élément est venu à la rescousse : l’action culturelle, dont notre département est devenu l’un des leaders nationaux. Raisonnablement, quel territoire français peut mériter le titre de Capitale Européenne de la Culture ?
Une spécificité des Côtes d’Armor est que l’action culturelle n’y est pas concentrée sur une ville dominante mais répartie sur tout le territoire départemental, aussi bien rural qu’urbain, et de façon particulièrement intensive, à longueur d’année.

Les Ateliers de la Culture de Saint-Brieuc début 2015 ont été mis en place pour définir l’évolution de la politique culturelle de la ville.
La conclusion pourrait en être : Que Saint-Brieuc et les Côtes d’Armor misent sur la Culture comme axe principal de développement, et que 2028 en soit le climax.

L’idée de postuler à ce titre est née du magazine LE CRI DE L’ORMEAU, l’écho de la culture en Côtes d’Armor depuis 1999.


Qu’est-ce qu’une Capitale Européenne de la Culture ?
C’est un label initié en 1985 par Mélina Mercouri, actrice et Ministre de la culture grecque.

Une formidable occasion pour rehausser la dimension internationale des villes, valoriser leurs images de marque auprès des habitants, donner un nouveau souffle à la culture et à l’économie, stimuler le tourisme.

Depuis quelques années, les institutions européennes ont choisi de mettre à l’honneur des villes moyennes, pas spécialement reluisantes, voire en crise, mais misant sur la culture comme facteur de développement.

Exemple : Glasgow, capitale de la culture en 1990, est passée « d’une ville avec l’une des pires réputations du Royaume-Uni au milieu des années 1980 à une ville largement acceptée comme le principal pôle d’entreprises créatives d’Ecosse ». Résultat : une attractivité qui grimpe en flèche. Glasgow est devenue la destination du Royaume-Uni connaissant la plus forte croissance dans le tourisme d’affaires.

Depuis 2009, il y a 2 villes par an.
2015 : Mons (Belgique) et Plzen (Tchéquie)
2016 : San-Sebastian (Espagne) et Wroclaw (Pologne)
2017 : Paphos (Grèce) et Aarhus (Danemark)
2018 : Leeuwarden (Pays-Bas) et La Vallette (Malte)
2019 : Matera (Italie) et Plovdiv (Bulgarie)
(…)
2028 : France et Tchéquie.

Voir documentation

Premières notes

Critères

1 – Dimension européenne
Coopération avec autres états
Faire ressortir la richesse de la diversité culturelle européenne
Aspects communs des cultures européennes
Promotion de la mobilité transnationale
Soutien à la circulation transnationale des œuvres et des produits culturels

2 – La ville et les citoyens
Participation des citoyens
Action durable, faisant partie du développement culturel et social
Mise en place d’actions pérennes et d’installations nouvelles (tiers-lieux, musées, médiathèques…)
Favoriser l’attractivité européenne
Les spécificités des villes sont des éléments de la diversité culturelle
Définir les spécificités
Durabilité de l’événement

Acte fédérateur
Pas une compilation d’événements hétérogènes
Engagement public constant
En réseau avec société civile (acteurs culturels, sociaux, associatifs, touristiques, économiques, éducatifs, politiques, la population…)
Partenaires européens
Les projets les plus ambitieux, et souvent controversés, ont le plus d’impact
Sponsors = env. 13% budget, en général, mais pas une règle
Construire à partir des racines de la ville
Indépendance de la direction du projet par rapport aux autorités, mais forte volonté politique
Ferveur populaire
Subvention = Prix Mélina Mercouri = 1,5 millions € < 60% budget total (donc budget total = au moins 2,5 M€, mais on peut ajouter un 0)
Possibilité fonds européens. FEDER, FSE


Axe

St-Brieuc et le territoire dont elle est la capitale, le département des Côtes d’Armor.

  • Définir une thématique.

Atouts
St-Brieuc et les Côtes d’Armor ont déjà pratiquement autant d’événements annuels qu’une capitale européenne de la culture en titre. Au lieu de partir de zéro, il faut construire à partir de cette structure en « bonifiant » chaque événement et les orientant dans l’esprit C.E.C.

Mettre également en place des manifestations ponctuelles fortes, festivals, performances, colloques, expos, installations urbaines. Construire 1 ou plusieurs musées, salle de spectacle, inventer des lieux, développer le numérique, développer la notion européenne, mettre en valeur le patrimoine. Travailler à partir des spécificités identitaires locales. Améliorer les aspects faibles ou peu présents.

Handicaps
– Les villes candidates sont en général plus grandes que St-Brieuc (50 000 / 120 000 habitants).
– Inertie, défaitisme, maladresse de gens qui ne comprennent pas l’intérêt de la démarche.
– Coût important de l’opération.
– Comment être positif et optimiste en cette période de crise et de morosité ?
– Clermont-Ferrand a déjà annoncé son intention de candidater à ce titre et a aussi
signé le 1er Pacte culturel avec le Ministère de la Culture, et tient en 2015 des Etats Généraux de la culture.

Planning

Étapes

Préalables
.               Motivation des élus locaux (ou au moins non-rejet basique)
.               Motivation d’un noyau de base de citoyens et d’acteurs culturels, économiques et politiques
.               Prévenir le Ministère de la Culture

  • Octobre 2015 : Création Comité St-Brieuc Côtes d’Armor 2028 et de comités locaux
  • 2016 : colloque départemental sur le projet >>> planification des prochaines années de la politique culturelle en vue de l’horizon 2028
  • 2016 ou 17 : St-Brieuc Ville d’Art et d’Histoire
  • 2017 : Lancement LGV (Ligne à Grande Vitesse)
  • 2017 : élections présidentielles
  • Signature d’un Pacte culturel avec le Ministère de la Culture (l’Etat et la ville ou le département s’engagent à maintenir leurs investissements respectifs pour l’action culturelle pendant 3 ans)
  • Juin 2019 : 20 ans du Cri de l’Ormeau, vitrine de l’activité culturelle costarmoricaine (événement festivalier)
  • 2019 : élections européennes
  • 2020 : élections municipales
  • 2021 : appel à candidature par Ministère de la Culture (villes postulant à être Capitale)
  • 2021 : élections départementales et régionales
  • 2022 : 10 mois pour candidater, ébauche globale
  • 2022 : élections présidentielles
  • Jury de sélection, liste des villes aptes, recommandations
  • Fin 2023 : Choix d’une ville recommandée à l’Europe
    • St-Brieuc vainqueur : gros travail…
    • St-Brieuc pas vainqueur : comment optimiser ?
      (Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles / Oscar Wilde)
      L’expérience des sélections passées montre que toutes les villes ayant sérieusement préparé une candidature peuvent tirer parti de la réflexion menée, même lorsqu’elles ne sont pas retenues in fine pour le titre.
  • 2024 : jury de suivi et de conseil
  • 2024 : élections européennes
  • 2026 : élections municipales
  • 2027 : élections départementales, régionales et présidentielles